1969-1999 « L’œuvre en blanc »

 

1969-1970

Simossi lisse et adoucit désormais les surfaces des sculptures. Son utilisation du fragment s’accentue, les parties anatomiques du corps humain sont présentées découpées, et isolées.

En 1970 elle expose à la Galerie Schneider à Rome et réalise trois grands panneaux pour la maison de Jean-Marie Drot à Ios.

1971

Elle participe à l’exposition 120 Peintures et sculptures à la Galerie Arts-Contacts de Paris.

1972

La lecture de Samuel Beckett lui inspire Aristote : conçue comme une architecture, cette sculpture est destinée à être réalisée à grande échelle. Elle écrit : « La sculpture habite ma tête. Moi, j’habite la tête d’une sculpture ».

Elle expose au Salon des Grands et Jeunes d’aujourd’hui au Grand Palais. Elle obtient le prix à la Biennale internationale Morgan’s Paint qui se tient à l’académie des Beaux-Arts de Ravenne.

Elle participe à une exposition de groupe à la Galerie d’Iris Clert, galeriste parisienne d’origine grecque qui défend l’avant-garde en France.

1973

Le livre Simossi, avec une préface de José Pierre, paraît aux éditions Tram.

1974

Elle participe au Salon de mai où elle exposera presque systématiquement jusqu’en 1983, au micro-salon d’Iris Clert Grandes Femmes – Petits Formats, et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Le Ministère des Affaires culturelles français fait l’acquisition de la sculpture en bronze Le Bloc.

Elle réalise des meubles-sculptures en ciment à l’intérieur de la maison de Jean-Marie Dros à Ios.

Après la fin de la dictature des colonels, Yannis Gaïtis se réinstalle définitivement en Grèce. Séparés, Yannis et Gabriella resteront néanmoins soudés et solidaires, entourant leur fille unique Loretta.

1976

Elle participe au Salon de sculpture contemporaine où elle exposera en 1977 et 1978, en 1981 également.

1977

Elle commence à réaliser des œuvres sur papier, des collages photographiques. L’association insolite d’images soigneusement découpées produit des représentations énigmatiques et poétiques.

Son exposition personnelle à la Galerie Polyplano reçoit une critique enthousiaste.

Elle participe avec neuf sculptures à l’exposition Quelques aspects de l’art contemporain grec qui a lieu à la Zacheta Gallery, à Varsovie.

A Paris, elle prend part à la 4e FIAC, ainsi qu’à Féminie Dialogue 77 à l’Unesco.

1978

Le Ministère de la Culture français acquiert pour le Fonds National d’Art Contemporain trois collages photographiques.

Elle participe deux années de suite au Salon International d’Art de Bâle. Elle expose à Paris à la galerie Le Balcon des Arts, à la Galerie Paul Facchetti et la galerie Robert Clarence. À la Pinacothèque Nationale de Budapest dans l’exposition Quelques aspects de l’art contemporain grec.

L’album grand format En l’Absence de Preuves, Le Vent Témoigne, résultat de sa collaboration avec le poète Dimitri Analis, édité par Polyplano, est présenté à la galerie. Un grand nombre de collages photographiques de l’artiste y sont publiés.

1980

La galerie Polyplano présente une grande exposition monographique de Simossi. Le public athénien découvre pour la première fois des œuvres issues des collages : d’une part onze grandes sculptures en plâtre inspirées de certains collages, et aussi vingt collages photographiques.

1981

Elle expose à Paris au Salon de mai et à 100 petits bronzes à la Galerie Berthe.

Elle est invitée à la « Journée de la poésie grecque contemporaine » de la Revue parlée du Centre Georges Pompidou. Des tirages de ses collages photographiques y sont exposés.

Elle participe à l’Exposition Internationale d’Art de Stockholm, et représente la Grèce à la Ve Exposition Internationale de la Petite Sculpture au Palais des expositions Mücsarnok de Budapest.

1982

Elle présente des œuvres inspirées par la poésie expressionniste allemande, à la librairie allemande de Paris, Le Roi des Aulnes, pour l’exposition Reflets de Georg Heym, Else-Schuler, Georg Trakl.

1983

La maquette du projet Les Ailes est retenue pour la commande d’une sculpture monumentale à installer à Montsinery, en Guyane. La sculpture de trois mètres de hauteur sera réalisée en polyester.

1984

Le décès de Yannis Gaïtis le dimanche 22 juillet 1984 l’affecte profondément. Elle écrit : « La mort est venue {…} Je suis complètement désaxée. {…} Et pour trouver un certain équilibre en moi, je commence à copier Goya en terre »

Une grande exposition personnelle Simossi est organisée à l’Institut Français d’Athènes.

1985

Elle prend part à l’exposition La Liberté, à la Galerie Breteau à Paris.

Maria Papaliou lui consacre un de ses Portraits de Femmes, filmé avec la participation amicale de Giuliano Serafini.

1987

Le Centre culturel de la mairie d’Athènes commande Les Oiseaux, œuvre monumentale de 2 mètres de hauteur, réalisée en marbre à Tinos, installée place Karaïskaki à Athènes et inaugurée en 1989.

1988

Ses œuvres illustrent les textes de Georges Séféris dans la revue Poésie 88 fondée par Pierre Seghers.

1990

Elle expose au Salon SAGA au Grand Palais.

1991

Sa sculpture les Ailes est sélectionnée pour la décoration de l’ambassade de Grèce à Stockholm.

1992

Jack Lang, ministre de la Culture, la nomme Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

1994

Elle participe à Peintres et Sculpteurs Grecs en France, première exposition organisée par l’ambassade de Grèce à la Maison de l’Europe, dans le cadre de la Présidence grecque de l’Union européenne.

Elle expose en Allemagne, à la Galerie de Paris, à Giessen.

1998-1999

Le projet du futur Musée Gaïtis-Simossi d’Ios est présenté par Loretta Gaïtis, en tant qu’architecte du Musée, à la Galerie Samy Kinge, à Paris. Gabriella Simossi y assiste.

Grâce aux subventions du Ministère hellénique de la Culture, dix sculptures sont agrandies et réalisées en polyester pour la grande exposition rétrospective consacrée à Simossi, au couvent des Cordeliers, à Paris. Loretta Gaïtis supervise le projet et réalise la scénographie. Giuliano Serafini écrit le texte du catalogue.

Gabriella Simossi décède le 27 mai 1999 deux mois avant le vernissage de sa grande Exposition rétrospective. Elle aura heureusement eu le temps et l’ultime joie de voir réalisés les agrandissements de ses sculptures.

Ces œuvres sont exposées au musée Gaïtis-Simossi en l’île d’Ios.